Retour accueil print mail tweet facebook
plus/moins Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon|FG 1580
plus/moins Eva Joly Eva Joly|EELV 1690
plus/moins François Hollande François Hollande|PS 53411
plus/moins François Bayrou François Bayrou|MODEM 1170
plus/moins Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy|UMP 36302
plus/moins Marine Le Pen Marine Le Pen|FN 1373
print-cdt-melanchon Jean-luc Mélenchon|FG
print-cdt-joly ÉVA JOLY|EELV
print-cdt-hollande FRAN&ccdil;OIS HOLLANDE|PS
print-cdt-bayrou FRAN&ccdil;OIS BAYROU|MODEM
print-cdt-sarkozy NICOLAS SARKOZY|UMP
print-cdt-lepen MARINE LE PEN|FN
ic-env

ÉducationFrançois HollandePS
Rétablir la formation initiale des enseignants

Dépense budgétaire - 552 M € retour

proposition

Rétablir la formation initiale et continue pour l'ensemble des enseignants. Elle sera dispensée au sein de l'université. Un pré-recrutement des enseignants avant la fin de leurs études sera mis en place.
François Hollande, « Mes 60 engagements pour la France », 26/01/2012
François Hollande, discours à Bondy, 16/12/2011
Haut de page

chiffrage

Le coût du rétablissement de la formation initiale et de l'augmentation du temps de formation continue est estimé à 552 millions d’euros par an. Ces mesures ont un impact très significatif en termes de création d'emploi. On peut estimer le besoin en emplois à environ 30 000 pour la formation initiale (rémunération des étudiants en qualité de fonctionnaires stagiaires) et à 5000 pour la hausse de la formation continue. Le coût de ces créations est intégré à l'estimation du coût des 60 000 créations de postes dans l'éducation nationale. Voir le détail du chiffrage

retour

Détail du chiffrage

SOURCES

  • Projet annuel de performances Mission Enseignement scolaire, annexé au PLF 2012
  • Repères et références statistiques du Ministère de l'Education nationale (pour les données relatives à la formation continue)

COMMENTAIRE DU CHIFFRAGE

Il est considéré que le coût de cette mesure est intégré à celui de la création de 60 000 postes dans l'Education nationale.

Le principal impact financier du rétablissement de la formation initiale pour l’ensemble des enseignants réside dans la rémunération à prévoir pour les « apprentis - enseignants », pendant la période de leur formation pratique au métier d’enseignant (avec un statut pouvant s’approcher – plus ou moins – du celui de fonctionnaire stagiaire).

Dans le cadre de la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux lors du départ à la retraite, 14 000 suppressions de postes d’enseignants sont prévues à la rentrée 2012. Si la totalité des départs à la retraite étaient à nouveau remplacés, 30 000 postes seraient à pourvoir chaque année. On peut considérer cet effectif pour estimer le coût de la formation initiale.

Toutefois, cette formation prendrait vraisemblablement la forme d’une année d’étude avec une forte composante en stages pratiques. Selon les hypothèses de temps de stages pratiques en situation devant la classe, le besoin en enseignement serait en plus ou moins réduit. L’hypothèse haute consiste à limiter les stages pratiques à un tiers temps d’enseignement, l’hypothèse basse à un mi-temps.

Des économies pourraient être prises en compte : les étudiants rémunérés ne seraient plus éligibles aux bourses de master. Il est fait l’hypothèse que ces aides aux étudiants pourraient être redéployées pour favoriser le dispositif de pré-recrutement en majorant des bourses pour les étudiants pré-recrutés en licence ou en master 1.

S’agissant du développement de la formation continue, l’estimation du coût ne peut guère être précise : les enseignants bénéficient déjà de plusieurs jours de formation continue par an. En 2009, le nombre moyen de jours de formation était de 2,0 jours par rapport au public potentiel et de 4,2 jours par personne présente (soit 359 000 personnes). L’effort envisagé n’est pas précisé.

Le coût lié à la formation continue serait de deux natures : un besoin en formateurs (coût pour les universités) et un besoin en personnel de remplacement pour les enseignants en formation, notamment dans le premier degré (coût pour les rectorats). Une hausse de 2,5 jours de formation pourrait conduire à engendrer un besoin d’enseignants de 5000 postes environ. Cet effectif peut être plus ou moins élevé en fonction du caractère obligatoire ou non de la formation continue, du taux d’encadrement des personnels formés et de la disponibilité des personnels de remplacement.

Ces besoins en personnels enseignants (environ 35 000 postes) sont déjà pris en compte dans l’estimation du coût de la création de 60 000 postes dans l’Education nationale. Ils n’entraînent donc pas de charges supplémentaires.

 

Haut de page

déchiffrage

Pour
  • François Hollande

  • Bruno Julliard

    secrétaire national PS à l’Education

     « La masterisation devait être une valorisation du métier d’enseignant. […] Le métier d’enseignant est devenu très exigeant, avec des compétences très diverses et très complexes, qui se sont multipliées ces dernières années, et qui plus est dans les quartiers populaires où de nombreux élèves sont en difficulté. […] Nous rétablirons l’année de stage, alternant harmonieusement des temps de formation et des périodes de mise en pratique devant élèves. » 31-01-2011

  • François Bayrou

  • Jean-Luc Mélenchon

  • Eva Joly

  • Syndicat National des Enseignements de Second Degré

    « La démocratisation de l’accès à nos professions exige un système de pré-recrutement dès la licence. […] Un haut niveau de qualification est nécessaire pour le recrutement. Les enseignants doivent être titulaires du Master. La formation initiale doit intégrer la formation disciplinaire et des éléments de préprofessionnalisation (didactique, histoire de la discipline, recherche, stages encadrés…). L’année de stage doit permettre un réel travail avec le tuteur, la prise en charge progressive de certaines de ses classes, la réflexion sur les pratiques et l’échange entre pairs. Les IUFM rénovés, avec leur potentiel de formateurs, doivent avoir toute leur place. Les premières années d’entrée dans le métier doivent être progressives et accompagnées. » Dossier de presse SNES-FSU, 14-02-2012

  • UNEF

    « La disparition du cadre commun pour la formation des enseignants va inévitablement renforcer la sélection sociale dans l’accès au métier d’enseignant. […] Les IUFM garantissent une formation accessible au plus grand nombre, ancrée dans la pratique et permettant aux étudiants d’acquérir des savoirs professionnels et pédagogiques indispensables pour exercer le métier d’enseignant.» Communiqué de presse

  • Patrick Baranger

    ancien président de la Conférence des directeurs d’IUFM

    « Aujourd’hui, tout fonctionne moins bien parce que la dimension de formation professionnelle s’est affaiblie. Et les enseignants sont plongés dans la piscine sans avoir reçu de leçon de natation. […] Jusqu'à présent, la formation était cadrée très précisément. Là, [avec la proposition de loi de Jacques Grosperrin, député UMP, adoptée à l’Assemblée Nationale le 15/02/2012], elle serait "notamment" du ressort des universités, ce qui fait sauter des verrous réglementaires. Cela pourrait conduire – c’est à mon avis inquiétant – à ce que la formation professionnelle soit confiée à des officines privées. Les universités délivreraient les masters et, ensuite, les officines privées entreraient en action. » www.educpros.fr

  • Groupe Marc Bloch

    présidents d'université, directeurs d'établissements du supérieur et de la recherche et hauts fonctionnaires

    « On peut esquisser trois grands chantiers incontournables […] :- Il faut d’abord réaffirmer l’importance du concours. […] - La formation des futurs enseignants doit également être repensée en abandonnant l’opposition traditionnelle entre formation professionnelle et formation disciplinaire. […]- Tenir compte de la diversité sociale des enseignants, mieux accompagner les étudiants dans les différentes phases de l’apprentissage du métier, sécuriser les parcours, prendre en compte la dimension territoriale sont des enjeux essentiels, jusque-là ignorés. » marcbloch2012.fr/wordpress/ , 08-02-2012

  • Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire

    « Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes : 1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants ;
    2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des universités (dans toutes leurs composantes) ;
    3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d’assurer successivement une année de recherche sanctionnée par un mémoire et une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin ;
    4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une « vraie » deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service. » www.sauvonsluniversite.com, février 2012

  • Assises nationales de l’Education

    « La formation initiale doit être progressivement professionnalisante, incluant différents types de stages. […] La première année de titularisation et d’exercice du métier doit être allégée pour permettre des temps de conseil et d’accompagnement, d’analyse de la pratique voire de compléments de formation. La diversité sociale dans les recrutements des enseignants, comme l’équilibre et l’interaction entre les composantes de la formation nécessitent d’introduire des pré-recrutements. » Appel de Bobigny, 02/11/2011, 02-11-2011

  • Gérard Sensevy, Yves Chevallard, professeurs en IUFM, et Loïs Lefeuvre, directeur de l'IUFM de Bretagne

    « Pour améliorer la formation et la pratique des professeurs, il faut plus de pratique, et il faut plus de recherche sur la pratique. C'est dire qu'il nous faut construire une nouvelle alliance entre professeurs et chercheurs. Pour cela il nous faut penser la formation des professeurs au sein d'IUFM dans l'université, IUFM reliés entre eux par un programme de recherche en éducation, reliés aux lieux d'éducation que sont les écoles, collèges et lycées, et reliés aux laboratoires de recherche en éducation. » www.lemonde.fr

  • La Ligue de l'enseignement

    « La disparition de la formation professionnelle des IUFM aboutira bientôt à faire de la France le seul pays d'Europe où enseigner ne s'apprend pas.
    Cette disparition, outre qu'elle risque d'entraîner à court terme, la mort d'une expertise professionnelle vieille de vingt ans, placera désormais les futurs enseignants en situation d'assurer sur le tas l'essentiel de leur professionnalisation. Aussi, la Ligue de l'enseignement dénonce un modèle de formation enseignante en contradiction avec une alternance bien comprise, constituée durant l'année de stage d'allers-retours nourris entre disciplines et pratiques professionnalisantes.» Communiqué de presse, 01-04-2010

  • Cour des comptes

    « Plus de 70 % des enseignants recrutés au mois de juin précédent n'avaient aucune expérience de l'enseignement. Or les conditions de leur prise de fonctions à plein-temps n'ont pas fait l'objet d'une attention suffisante. […] Au total, la carence des outils de suivi et de pilotage, l’implication encore distante du ministère dans la construction des masters spécialisés ou des masters disciplinaires préparant aux métiers de l’enseignement, la déconnexion avec le socle commun de compétences et de connaissances, […] l’évolution défavorable du vivier de candidats désireux de s’engager dans les fonctions d’enseignant, l’absence d’une redéfinition des missions, des activités et de la gestion des enseignants, sont autant de signes d’une insuffisance de réflexion préalable qui aurait dû s’imposer sur l’adéquation entre la réforme et le cadre plus large des objectifs du système éducatif. » « La formation initiale et le recrutement des enseignants », Rapport public annuel

  • UMP

    « Nous souhaitons renforcer la formation pédagogique des enseignants, notamment au début de leur carrière. » Projet UMP 2012, Le rendez-vous du rassemblement, 29-11-2011

  • Jacques Grosperrin,

    député UMP du Doubs

    « La formation des maîtres est assurée notamment par les universités, qui, à cette fin, accueillent en formation des étudiants préparant les concours d’accès aux corps des personnels enseignants et participent à celle de stagiaires admis à ces concours. » Proposition de loi relative à la modification de certaines dispositions encadrant la formation des maitres,, 15-02-2011

Haut de page

19 commentaires

Haut de page

ÉCRIRE UN COMMENTAIRE